Découvrez l'histoire de la montre bracelet du debut du 20ème siècle à nos jours

Publié le : 05/07/2021 11:56:30

Histoire des Montres-Bracelets

 

Cadrans Solaires et Clepsydres

L'histoire des montres bracelets à débutés il y a quelques centaines d'années. Sous les latitudes européennes, la hauteur du soleil a longtemps été suffisante pour déterminer le moment de la journée. Les premiers cadrans solaires furent imaginés par les Égyptiens. L'idée arriva à Rome après avoir traversé la Grèce : le plus ancien cadran solaire romain, installé au IIIe siècle av. J.C., était un butin pris aux Grecs. Il retarda pendant 100 ans, jusqu'à ce que l'on remarque qu'il indiquait une heure erronée. 

L'apparence des montres modernes révèle l'aspect extérieur des anciens cadrans solaires : le disque rond est devenu le cadran et la fine ombre qui donnait l'heure a cédé la place à l'aiguille. 

Entre les deux cependant, les clepsydres ou horloges à eau firent aussi leur apparition. Elles mesuraient le temps par rapport au niveau de l'eau contenue dans le bol, grâce à l'écoulement régulier du liquide. Au IIIe siècle av. J.C., Ctésibios, un coiffeur grec, avait déjà construit une clepsydre dotée d'un cadran et d'une aiguille. À l'époque de Socrate, des horloges à eau étaient utilisées dans les tribunaux pour abréger le temps de parole des orateurs trop ennuyeux.

 

Histoire des montres bracelets

 

Premières montres mécaniques

Ni l'idée de concevoir un instrument de mesure du temps transportable, précurseur de la montre-bracelet, ni même le phénomène ne sont nouveaux : dans la Rome antique, il existait déjà de petits cadrans solaires portatifs.

En Allemagne, ce sont surtout les monastères qui s'intéressèrent à des horloges fonctionnant parfaitement. Le bénédictin Hildemar déclara même qu'« aucune prière ne saurait être raisonnable, si elle n'est pas précisément réglée. ». L'horloge à chandelle fut inventée en Angleterre au x siècle: une chandelle indiquait l'heure en se consumant.

La première horloge mécanique fut construite vers le Xème siècle et était animée par des poids en pierre. Mais ce n'est qu'au XII siècle que les constructeurs d'instruments astronomiques fabriquèrent les premières horloges à rouage utilisables. C'est à peu près à cette époque qu'apparut le mot « horloger» désignant le métier.

La technique horlogère se développa également en Asie. Les Chi hois possédaient depuis le Moyen Âge des clepsydres qui fonc ionnaient de manière satisfaisante. Au vi siècle, ils fournissaient déjà ces instruments au Japon.

La construction d'horloges implique déjà de connaître et de comprendre certaines notions concernant le temps. Qu'est-ce qu'une meure ? Qu'est-ce qu'une minute? Néanmoins, il s'agit là de motions temporelles occidentales. En Asie, un autre système fut Dendant longtemps en vigueur. En effet, la nuit et la journée taient chacune d'elles divisée en six sections. En été, les jours Staient plus longs, et en conséquence les segments de la journée aussi ;inversement, en hiver ils étaient plus courts. Les hor oges requises pour indiquer ce phénomène étaient de complexes euvres d'art.

 

Pendule et échappement

En Europe, la journée de 24 heures, beaucoup plus simple, était en figueur et avec elle l'horloge de 12 heures aussi peu compliquée. Initialement, il suffisait d'animer une roue qui tournait sans s'arrê er deux fois par jour autour de son axe pour donner l'heure. Mettre roue en mouvement n'était pas difficile: il suffisait d'enrouler un poids fixé à un cordon entouré autour de l'axe de la roue. Le problème consistait à freiner le système de telle sorte qu'il ne se déroule pas d'un coup.

Au XIII siècle, de monumentales horloges mécaniques firent leur pparition en Europe, puis au xiv siècle des horloges astronomiques our les grandes églises. Dante décrivit d'ailleurs l'une de ses hor Oges vers 1320 dans la Divine Comédie. Il fut dès lors de plus en lus courant d'équiper les clochers des églises d'horloges, la plupart ossédant une sonnerie, non pas uniquement pour indiquer l'heure ux villageois mais surtout pour signaler avec précision l'heure des services religieux.

Ces horloges, animées par des poids, fonctionnaient de manière tonnamment précise. On ne sait malheureusement pas exactement omment les premiers horlogers parvenaient à freiner leurs horloges vec des échappements à friction afin qu'elles aient une marche alable (ce qui serait par la suite réalisé par le balancier et les échap ements modernes).

Le pendule fut inventé au XVI siècle par Galilée, Galileo Galilei, mais il fut perfectionné par l'astronome Christian Huygens qui déposa une demande de brevet. Depuis lors, on lui attribue à tort l'invention du pendule. L'idée est géniale: le pendule oscille et ce n'est qu'à chaque tic ou tac que l'engrenage de l'horloge peut tourner un cran de plus.

 

Les débuts de la production horlogère

Au XVI siècle, un artisanat horloger réputé vit progressivement le jour en Europe centrale et occidentale. En Allemagne, il avait pour centres Augsbourg et Nuremberg, en Suisse, Genève, et en Angleterre, Londres. La guerre de Trente Ans fit cependant prendre un retard considérable à l'Allemagne. La Suisse et l'Angleterre prirent alors la tête de la production horlogère naissante.

Pourtant, à la fin de la guerre, un nouveau centre allemand de l'horlogerie se développa dans la Forêt-Noire, à proximité du lac Titisee, avec notamment la fabrication, en 1640, d'une première horloge en bois. Dans de nombreuses fermes de la Forêt-Noire, d'habiles paysans construisaient des horloges en profitant des longs mois d'hiver pour gagner un peu d'argent. En 1850, une école grand-ducale badoise d'horlogerie fut même créée dans la ville de Furtwangen.

 

Des horloges portatives

Les créations des talentueux artisans de grandes horloges furent bientôt reprises en un format plus petit. Les massives horloges de poche appelées "oeufs de Nuremberg" étaient déjà célèbres au xvi* siècle.

Des découvertes techniques telles que le ressort en acier tendu comme source d'énergie furent utilisées depuis la fin du XV siècle, début du XVI siècle. Ces découvertes permirent la fabrication d'horloges plus petites et transportables.

Le développement de ces petites horloges ovales du XVI siècle, les œufs de Nuremberg, utilisant un mécanisme à ressort connu, fut certes attribué à l'horloger nurembergeois Peter Henlein (vers 1479-1542), mais leur fabrication ne put réellement aboutir qu'au milieu du XVI siècle, après sa mort. L'invention de la montre de poche ne peut donc pas être réellement créditée à Henlein.

À cette époque, la Suisse disposait déjà de nombreux horlogers très expérimentés. Dans les villages du Jura suisse situés entre Genève et Bâle se développa un véritable pôle de la manufacture horlogère Suisse et la ville de La Chaux-de-Fonds devint le centre de la production horlogère du pays.

En haute mer, on avait besoin de chronomètres pour garantir la sécurité de la navigation. Il semble évident que l'Angleterre, grande puissance maritime, encouragea activement la production horlogère naissante et exerça une hégémonie dans ce domaine. Au XVI siècle, les Anglais cédèrent leur suprématie en matière de production de petites horloges aux Suisses. Le pays comptait alors plus de manufactures horlogères que l'Angleterre. L'Allemagne n'était pas non plus en reste. En 1767, le margrave Charles Frédéric de Bade entreprit de lancer l'industrie joaillière et horlogère à Pforzheim, en Allemagne. Il fonda donc une fabrique horlogère dans l'orphelinat de Pforzheim. Néanmoins, cette ville ne parvint à s'imposer réellement sur le marché de l'horlogerie qu'au XX siècle.

Au XIX siècle, l'horloger Ferdinand Adolph Lange (1815-1875) réussit à bâtir une industrie horlogère dans la ville de Glashütte grâce à son habileté dans le domaine des affaires et le soutien ciblé des habitants de la ville plongés dans l'indigence.

 

La production industrielle d'horloges transportables

La production industrielle d'horloges portatives n'a cependant réellement commencé qu'au XIX siècle. Il existait déjà une sorte de montre-bracelet, mais on ne la fabriquait pas en séries. Ces premières montres-bracelets servaient de bijoux et avaient uniquement un rôle ornemental comme des bracelets, ou elles étaient simplement suspendues à une chaîne au poignet. Les boîtiers étaient ronds ou ovales et le mécanisme se remontait à l'aide de petites clés.

Les premières véritables montres-bracelets firent leur apparition en 1880. La marine de guerre allemande les commanda à la manufacture suisse Girard-Perregaux. Simultanément, des montres-bracelets pour dames s'étaient également développées en Suisse et connaissaient un vif succès, en particulier auprès des Américaines.

Pourtant, la montre-bracelet ne réussit toujours pas à s'imposer. A l'époque, on préférait porter des montres de poche accrochées au poignet. Certains fabricants fabriquèrent leurs montres de poche de telle manière qu'elles puissent être portées directement au poignet sans avoir besoin d'utiliser une chaine.

Divers brevets de montres-bracelets furent déposés, uniquement conçus pour être portées au poignet, car quelques fabricants clairvoyants, comme la marque Suisse Eterna en 1909, surent reconnaître le potentiel économique de ce type de montres. Hans Wilsdorf faisait partie des précurseurs. Il avait quitté Kulmbach et la Bavière pour aller vendre des horloges à Londres. Il misa alors sur les montres-bracelets et, en 1908, il en vendait déjà un nombre considérable sous le nom «Rolex». Il acheta tout d'abord ses mouvements en Suisse, puis s'installa peu de temps après à Genève pour fonder sa propre fabrique d'horlogerie. Il fut le premier à obtenir des certificats de chro nomètre pour ses réalisations, fait presque sensationnel pour ces petites horloges.

Aujourd'hui, Wilsdorf est considéré comme le père légitime des chronomètres bracelets. De nombreuses montres-bracelets possédaient déjà en plus des aiguilles indiquant les heures et les minutes, une trotteuse pour les secondes, soit centrale soit sur un petit cadran, appelée aujourd'hui dans la plupart des cas "petite seconde".

Les premiers chronographes bracelets apparurent vers 1919. Aux États-Unis, on proposait déjà vers 1913 de jolies montres-bracelets. De plus, pendant la Première Guerre mondiale, les montres-bracelets furent les compagnons indispensables des soldats au front. Les firmes horlogères suisses furent les plus promptes à réagir à la forte augmentation de la demande à la fin de la guerre.

 

Première montre-bracelet 1917

 

L'apparence des montres-bracelets se modifia dans les années 1920.

Si elles rappelaient encore au début la montre de poche, de nouvelles créations artistiques, parfois originales furent imaginées échelles rotatives à la place des aiguilles, cadrans surélevés au milieu, indication des phases de Lune et divers autres détails vinrent enrichir le cadran. La conception comprenait presque tous les éléments que l'on trouve toujours aujourd'hui.

Avec le temps, les mouvements devinrent de plus en plus complexes. Les horlogers à qui l'on confiait des montres-bracelets pour les nettoyer, les contrôler ou les réparer, furent de plus en plus sollicités. Lorsque, dans les années 1970, la montre à quartz s'empara du marché, elle suscita une vive controverse. De nombreux horlogers profitèrent de la vente de cette nouvelle génération de montres moins compliquées, moins chères et souvent plus précises, tandis que d'autres préférèrent continuer à se consacrer exclusivement à la montre-bracelet mécanique, faite minutieusement à la main.

Le défi de mesurer le temps

Au cours des siècles qui ont suivi l'avènement de l'agriculture, des recherches et des expériences ont conduit à la création d'instruments plus petits et plus maniables capables d'afficher l'heure de manière toujours plus précise. L'horloge à eau, ou clepsydre, utilise l'eau pour indiquer des périodes de temps depuis au moins 2000 avant notre ère. Les cadrans solaires affichent les heures à l'aide de l'ombre de leur gnomon, généralement un bâton fixé sur un cadran. De la minuterie d'encens et des premiers mouvements en bois jusqu'à l'horloge atomique, de nombreuses options ont été explorées.

Comme indiqué précédemment, la mesure du temps est intimement liée à l'observation des astres et de leur mouvement. Et les humains tentèrent rapidement d'inventer des machines capables de reproduire leur mouvement. En effet, la création d'un système plus petit montrant le mouvement des planètes est le préalable nécessaire à une machine capable de reproduire le passage du temps de manière structurée. Le premier était le mécanisme d'Anticythère découvert au début du XXe siècle dans une épave près de l'île grecque du même nom. Créé vers 200 avant notre ère, c'était le premier mécanisme à engrenage capable de reproduire le mouvement céleste et de prédire les positions astrologiques liées à un calendrier existant.

Des centaines d'années plus tard, au XIVe siècle à Padoue, en Italie, le scientifique et horloger Giovanni Dondi a inventé un planétarium animé qui combinait un mouvement d'horloge avec l'indication de la position du soleil, de la lune, le mouvement de cinq planètes et le suivi de fêtes religieuses. Cet instrument, repère fondamental dans la recherche d'un chronométrage précis, était important par la quantité d'informations qu'il fournissait. Il indique également la ligne des hautes eaux des savants de l'époque et l'état de l'horlogerie mécanique.

La nécessité d'une invention

Comme la religion a toujours été une force sociale si forte, il n'est pas surprenant que les premiers véritables mécanismes d'horlogerie aient été installés dans les églises à la fin du Moyen Âge. L'une des plus célèbres d'entre elles est l'horloge astronomique de Prague ; installée en 1410, elle affiche vingt et une indications différentes et est la plus ancienne du genre encore en activité.

En parallèle, les horlogers ont travaillé sur la miniaturisation des mouvements pour rendre les horloges portables, les transformant en montres. Celles-ci frôlent les bijoux en raison de leurs parures, qui mobilisent plusieurs métiers du secteur de la joaillerie. Du XVe au XVIIIe siècle, l'horlogerie connaît un essor scientifique avec la découverte de toutes les inventions majeures présentes dans les montres. Plusieurs horlogers, comme Abraham-Louis Breguet, John Arnold ou Ferdinand Berthoud, ont marqué cette époque principalement en améliorant la précision des mouvements.

Les montres devenaient plus précises, plus fiables et intégraient plus de fonctions. Leur production a également augmenté de manière significative à mesure que la demande explosait en raison de la croissance des échanges commerciaux et des nouveaux moyens de transport tels que le train au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

Même si les premières montres-bracelets sont apparues au XVIIe siècle, elles ne se sont généralisées qu'au début du XXe. Ils ont d'abord été utilisés sur les champs de bataille car les officiers connaissaient l'heure exacte pour synchroniser leurs actions. Peu de temps après, la société civile a également commencé à en prendre note. Les bijoutiers ont beaucoup aidé à transformer les montres en objets portables créatifs et attrayants en inventant de nouvelles formes et en trouvant des façons de les décorer. Un seul geste - extraire le poignet de sa manche - et ceux qui vous entourent sauraient immédiatement qui vous êtes vraiment. Bref, des montres transformées en véritables objets de luxe qui refléteraient le statut de leurs propriétaires.

Au début du XXe siècle, les montres étaient encore mécaniques et de grandes améliorations étaient en cours pour les rendre plus solides, plus résistantes et plus fiables. Par conséquent, les montres-bracelets ont éclipsé les montres de poche et leur demande a augmenté. En Suisse, le changement s'est produit en 1930 lorsque la production de montres-bracelets a dépassé celle des montres de poche.

Et puis il y a eu des complications

Dès qu'ils le pouvaient, les horlogers ont étendu la fonctionnalité des horloges puis des montres avec des éléments supplémentaires appelés complications. Outre l'affichage de l'heure, ces garde-temps pouvaient aussi, par exemple, indiquer les phases de la lune ou, plus tard, des périodes de temps comptées à la demande avec une fonction chronographe.

Une complication est définie comme toute fonction au-delà de l'indication standard du temps en heures, minutes et peut-être en secondes. Alimentées directement par le mouvement, ces fonctions supplémentaires courantes et appréciées peuvent être très nombreuses. Le défi a été de les miniaturiser au fil du temps jusqu'à ce qu'ils puissent tenir dans une montre-bracelet. Mais l'amour du défi que représentent les complications à elles seules a également conduit à la création de machines superlatives. Et cette quête, qu'il faut prendre essentiellement comme une passion de puriste pour la perfection horlogère, est toujours d'actualité. Par exemple, la montre de poche Référence 57260 lancée en 2015 est la montre portable la plus compliquée du moment avec pas moins de cinquante-sept complications, toutes mécaniques bien sûr.

 

 

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1 commentaires

Joshua


10/07/2021 09:08:51

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